| Les principaux objectifs de l’Intelligence Economique sont les suivants : • La détection des meilleures opportunités de croissance et de développement de l’activité économique ; • La connaissance des marchés et de la concurrence, ainsi que de leurs mouvements aussi rapides soient-ils ; • La défense des actifs économiques, sociologiques et culturels des entreprises ou des Etats. Un contexte mondial en mutation La mondialisation de l’économie induit pour la plupart des pays développés (Europe, Etats-Unis, Japon), une concurrence exacerbée sur leur marché intérieur, en raison de la raréfaction des matières premières et de l’entrée de nouveaux acteurs économiques émergents aux faibles coûts de production. Elle offre en parallèle, à ces mêmes Etats, l’opportunité d’élargir leur marché ou leur zone d’influence, à de nouvelles régions : Chine, Inde, Asie du Sud-Est, Russie et Europe de l’Est, Amérique Latine, Afrique et Moyen-Orient à la condition de prendre en compte les dimensions de développement durable et de transfert de technologies. Quelles conséquences pour les acteurs économiques ? Cette nouvelle donne impose aux entreprises, PME ou grandes entreprises, des changements de paradigmes désormais continus, insidieux et silencieux, nécessitant une adaptation continue des processus, des organisations, des modes de management et des stratégies d’alliances. Chaque mois, de nouveaux concurrents, hier inconnus, de nouvelles réglementations apparaissent quelque part sur le globe. Comment les détecter, comment se protéger ? D’une posture initialement défensive, repliée sur la défense d’intérêts nationaux, l’Intelligence Economique privilégie aujourd’hui une attitude plus dynamique, fondée sur « la maîtrise et la protection de l’information stratégique utile aux décideurs ». La capacité pour l’entreprise de collecter, d’analyser et de partager une information stratégique, lui confère un avantage concurrentiel, dans la conquête de nouveaux marchés ou la préservation de ses parts de marchés. La mise en œuvre d’une politique scrupuleuse de sécurisation des informations stratégiques internes protégera l’entreprise d’attaques préjudiciables à son activité. La connaissance, un avantage déterminant La connaissance est donc devenue une arme pour la conquête de nouveaux marchés. Les anglo-saxons utilisent le terme de « Knowledge Warfare ». Le renseignement se décline autour de différents systèmes de veille, déployés dans l’entreprise ou l’organisation : • Veille stratégique ; • Veille concurrentielle ; • Veille technologique. Essentiellement orientés vers les sources ouvertes d’information (Internet, presse), ces systèmes de veille aspirent une quantité toujours plus importante d’informations et mobilisent toujours plus d’analystes. Pourtant, les résultats sont en général peu diffusés et partagés par les différentes fonctions. La perception que le niveau de pouvoir est directement corrélé à la détention d’une information cristallise souvent des cloisonnements préjudiciables au bon traitement de l’information. A l’inverse, la diffusion maîtrisée de l’information au sein de l’organisation permet une appropriation et un enrichissement de cette information, par la mobilisation de connaissances tacites des individus et augmente de ce fait, la probabilité de détection anticipée de signaux faibles. Le couplage des systèmes de veille et des outils de travail collaboratif, au sein de nouveaux portails décisionnels ou de cockpits managériaux, est de nature à favoriser la détection précoce des opportunités et des risques et de mobiliser l’engagement des hommes dans les choix de scénarios et la mise en œuvre des projets. |