Grenoble fait le choix de l'innovation pour tous
La dynamique agglomération rhônalpine s'est forgé une image forte grâce aux micro et nanotechnologies. Mais elle veut éviter de s'enfermer dans une monoculture high-tech.
Le 1er juin, Grenoble fêtera l'inauguration de Minatec, pôle européen d'innovation en micro et nanotechnologies, le plus important projet économique porté par les collectivités ces dernières années. Sur 44.000 m2 seront regroupées 3.500 personnes : chercheurs, enseignants, élèves ingénieurs, industriels de grands groupes et salariés de start-up. Ce centre, dédié à la recherche et à la valorisation industrielle, a été initié par le CEA Grenoble, l'Institut national polytechnique de Grenoble (INPG) et les collectivités locales, qui ont supporté 55 % du montant de l'investissement total de 172 millions d'euros. "Nous avons pris la décision de construire Minatec en 2001, lorsque l'industrie de la microélectronique était au creux de la vague. C'était un pari audacieux et risqué, admet André Vallini, le président du conseil général, collectivité maître d'ouvrage de Minatec. Notre objectif était de renforcer cette filière et de positionner le territoire sur les micro et nanotechnologies." Et le président de noter que la première retombée de Minatec a été la signature de l'alliance entre Philips, Freescale et STMicroelectronics, qui ont décidé d'investir 3,4 milliards d'euros d'ici 2007 dans un centre de recherche qui a déjà créé 1.340 emplois directs (s'ajoutant aux 4.000 salariés travaillant dans les deux autres sites de STMicroelectronics à Grenoble et Crolles 1).