Texte Libre
L'Amiral Pierre Lacoste, Président de la FEPIE, répond à la question Sur France Culture.
(écouter l'émission en rm).
Intelligence économique et compétitivité
L'Amiral Pierre Lacoste, Président de la FEPIE, répond à la question Sur France Culture.
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Ce rapport présente un compte rendu des deux journées de conférences organisées en novembre 2005 par le Baker Institute de Rice University, auquel s'était associé la Mission pour la Science et la Technologie de l'Ambassade de France, sur la thématique "Energie et Nanotechnologies" et focalisé sur le stockage et la distribution de l'énergie.
L'objectif du forum était de faire le point sur l'état de l'art et sur les technologies émergentes dans le domaine, et d'étudier les perspectives offertes par les nanotechnologies pour contribuer au développement de nouvelles solutions techniques.
Après une introduction du contexte du forum, ce rapport dresse dans une première partie le bilan des différents exposés présentés au cours de ces deux journées et y associe les commentaires des experts français qui y ont été invités. La deuxième partie donne le programme complet des conférences, ainsi qu'un bref résumé de chaucune d'elles.
source ADIT : http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm06_032.htm
Sciences physiques et nanotechnologies
La spintronique est en train de devenir un des nouveaux projets phare de recherche en Californie. Les chercheurs estiment que les limites fondamentales de la technologie CMOS seront atteintes dans 10 à 15 ans. Selon le professeur Jeff Bokor, responsable du projet à l'université de Berkeley, les recherches sont déjà en retard puisqu'à l'heure actuelle la prochaine technologie n'a toujours pas été inventée. La mission du WIN est d'explorer et développer des dispositifs de recherche avancés, des circuits et des nanosystèmes aux performances bien supérieures à celles des dispositifs conventionnels.
Le site principal du WIN sera situé sur le campus de l'université de Los Angeles (UCLA) dans les mêmes locaux que le California NanoSystem Institute (CNSI). C'est le professeur Kang Wang qui dirigera le WIN en étroite collaboration avec les co-responsables : David Awschalom à Santa Barbara, Jeff Bokor à Berkeley et Philip Wong pour l'université Stanford. Au total 30 chercheurs universitaires et 10 chercheurs de grandes entreprises du semiconducteur travailleront avec étudiants et professeurs des 4 campus impliqués.
Le WIN bénéficiera, en plus de l'argent apporté par les universités participantes (>200 millions de dollars), de fonds (18 millions de dollars) provenant de partenaires industriels et du programme, Industry-University Cooperative Research Program (IUCRP), qui vise à renforcer la R&D californienne en développant des projets en collaboration avec les entreprises de R&D. Le consortium, Nanoelectronics Research Initiative (NRI), qui regroupe Intel, IBM, Texas Instruments, AMD, Freescale, et MICRON Technology, participe à hauteur de 2.38 millions de dollars. Intel s'est par ailleurs largement impliqué avec une participation de 12 millions de dollars.
Selon Jeff Bokor, cette nouvelle structure montre que les entreprises du domaine des semiconducteurs portent un intérêt particulier pour les nanotechnologies et misent fort sur les équipes de recherche universitaires pour leur fournir les innovations nécessaires. Ce nouveau modèle de collaboration universités - entreprises facilite considérablement le transfert de technologies. D'après les chercheurs, il s'effectue aujourd'hui de façon beaucoup plus rapide que dans le passé.
pour en savoir plus, contacts : Nanoelectronics Research Initiative - http://www.src.org/nri/default.asp
source : http://www.berkeley.edu/news/media/releases/2006/03/09_win.shtml rédacteur : Raphaël Allègre, vi.me@consulfrance-sanfrancisco.org
IBM a établi un nouveau record pour le taux de transfert de données par réseau dans un superordinateur. Le précédent record était un taux de transfert de 15 Go/s des mémoires vers les processeurs, le nouveau est désormais de 102 Go/s. L'opération a été effectuée sur le 3ème superordinateur le plus rapide du monde, l'IBM ASC Purple du Lawrence Livermore National Laboratory en Californie. Ce taux de transfert a pu être atteint par l'utilisation du système de fichier d'IBM General Parallel File System, qui utilise plusieurs chemins en parallèle et répartit les données sur plusieurs disques.
N.B.I.C.
l'acronyme d'une révolution annoncée
"C'est un moment unique dans l'Histoire des réalisations techniques ; l'amélioration des performances humaines devient possible par l'intégration des technologies."
La phrase est issue d'un rapport peu banal, rendu public, dans sa version préliminaire, en juin 2002 aux Etats-Unis. Commandité par la National Science Foundation (NSF) et le Department Of Commerce (DOF), le rapport, intitulé "Nanotechnology, Biotechnology, Information technology and Cognitive science : Converging Technologies for Improving Human Performance", dresse un panorama complet de l'état d'avancement des quatre technologies scientifiques les plus prometteuses pour l'avenir de l'Humanité.
Améliorer l'humain
Ce rapport de 400 pages dresse, via la participation d'une cinquantaine d'experts dans les technologies les plus avancées de la science d'aujourd'hui, un portrait futuriste de l'avenir de notre civilisation.
Pêle-mêle sont évoqués des capteurs susceptibles d'informer les individus qui les portent de leur condition physique ou de la qualité de leur environnement, des robots de taille moléculaire (nanorobots) capables de circuler dans le corps humain, nettoyant les artères ou luttant contre le processus du vieillissement, des machines intelligentes pouvant nous assister au quotidien, ou nous aider à explorer et coloniser l'Espace, ou des interfaces cerveau-machine, qui permettraient de contrôler usines et automobiles par la pensée, mais aussi de communiquer entre humains, via l'interconnexion des cerveaux, créant une véritable "conscience collective" au sein d'un groupe, voire de l'Humanité toute entière.
Regroupés en six thèmes majeurs, parmi lesquels l'augmentation des capacités cognitives humaines, l'amélioration des capacités physiques et de la santé humaines, ou la sécurité nationale, on évoque des implants bioniques, le contrôle du métabolisme des cellules, des outils automatisés de traduction simultanée ou des traitements permettant à des soldats de se passer de sommeil. Un véritable florilège de perspectives "révolutionnaires", issues de la convergence des quatre disciplines considérées. Quatre technologies, abrégés en "NBIC", qui sont potentiellement porteuses d'avancées majeures.
"NBIC", l'acronyme d'une révolution annoncée
La Nanotechnologie, regroupant l'ensemble des techniques au niveau atomique ou moléculaire, connaît un fort engouement outre-atlantique, stigmatisé par l'augmentation régulière des fonds attribués à la recherche (plus de 600 millions de dollars en 2002, dans le cadre de la National Nanotechnology Initiative) et l'apparition de nombreuses start-ups ou investisseurs spécialisés.
La Biotechnologie, incluant l'ingénierie génétique, est particulièrement d'actualité, peu après l'annonce de la naissance probable, dans les mois qui viennent, des premiers clones humains.
L'Informatique (incluant ici, d'une façon générale, électronique, télécommunication, robotique ou Intelligence Artificielle), progresse également vite, avec des pistes sérieuses qui pourraient conduire à de nouveaux modes de traitement de l'information, comme l'ordinateur quantique.
Enfin, les sciences Cognitives, dont l'objectif ultime est la compréhension totale du fonctionnement du cerveau humain, et pour lesquelles le décodage du génome humain devrait jouer un rôle majeur.
Au total, quatre voies qui progressent et peuvent chacune apporter de nouvelles solutions, une meilleure compréhension de la vie, ou une meilleure utilisation des ressources. Le rapport, qui ressemble parfois à une anthologie de science-fiction, convainc le lecteur de l'ampleur des mutations susceptibles d'être apportées par les NBIC, "si nous prenons les bonnes décisions maintenant". "Si la convergence de ces technologies est considéré comme une priorité en matière de recherche et développement", tout ceci est possible "dans les 10 ou 20 prochaines années", pour le plus grand "bénéfice de l'Humanité", expliquent les auteurs, jugeant qu'un "âge d'or", ou même un "tournant de l'Histoire humaine" sont plus que jamais à notre portée.
Une Nouvelle Renaissance
Mais aussi, expliquent les auteurs, les quatre disciplines concernées sont étroitement liés, et ne peuvent désormais être perçues comme autant de spécialités scientifiques hermétiques. La recherche en Nanotechnologie apportera sans doute des avancées fulgurantes dans le domaine de l'Informatique, permettant de palier aux limites prévisibles des procédés traditionnels de gravure des composants électroniques, et de démultiplier les possibilités relatives au traitement de l'information (stockage moléculaire, cryptage quantique…). De la même façon, seuls des ordinateurs plus puissants, adaptés au traitement rapide et pertinent de gigantesques volumes d'informations, peuvent faire progresser de façon significative la compréhension du cerveau humain, et donc les sciences Cognitives. Mais ces dernières, associées aux Biotechnologies, peuvent aussi s'inspirer du fonctionnement biologique animal ou humain pour concevoir de nouveaux algorithmes ou procédés, qui pourraient également conduire à de nouvelles étapes de l'Informatique ou de l'Intelligence Artificielle…
Comme le soutiennent les auteurs du rapport, cette connexité doit entraîner une transformation de l'approche scientifique. "La spécialisation a conduit à la fragmentation des savoirs", déplorent-ils, ajoutant qu'il est "urgent" d'initier une "Nouvelle Renaissance", dans laquelle ces différentes disciplines seront "unifiées" pour assurer une "convergence", nécessitant une mutation profonde de "la notion même de Science".
Pour atteindre cet objectif, les auteurs préconisent de multiples mesures, parmi lesquels une restructuration des modes d'enseignement (favorisant l'interdisciplinarité et devant aboutir à l'apprentissage conjoint des NBIC), une priorité nationale accordée à la recherche dans ces domaines, ou la création d'un événement annuel de premier plan, similaire aux Jeux Olympiques, et permettant de mesurer l'avancée de la recherche et de ses réalisations concrètes.
Nouvelle science, nouveau marché, nouvelle société
La rapport n'oublie pas non plus les possibles retombées économiques de l'avènement de ces technologies. Quelques mois après le "crash des dotcoms", et peu de temps après les spectaculaires scandales financiers Enron et WorldCom, et leurs retombées sur les cours boursiers et celui du dollar, les Etats-Unis semblent aussi à la recherche d'un nouveau souffle. Allen Greenspan, Président de la Réserve Fédérale US, cité dans le rapport, déclarait en 1999 que "la remarquable croissance économique américaine tire ses racines des continuelles avancées technologiques".
Si le rapport considère la convergence des NBIC comme "cruciale pour l'avenir de l'Humanité", il n'oublie pas le potentiel économique des secteurs pointus de la recherche, rappelant que "l'économie américaine a largement bénéficié du rapide développement des technologies avancées, permettant d'accroître la compétitivité tout en développant de nouvelles industries". Innovation et technologie sont donc plus que jamais des vecteurs possibles d'un redémarrage de l'économie états-unienne.
"Il est vital de reconnaître que la supériorité technologique est la base fondamentale de la prospérité économique des Etats-Unis", martèle Newt Gingrich, l'ancien speaker républicain de la Chambre des Représentants. Ce dernier, reconverti en chantre de la nanotechnologie (il est membre actif de la Nanobusiness Alliance, un lobby créé en 2001, et investit à titre personnel dans les start-ups spécialisées en nanotechnologie), est l'un des experts ayant participé à la rédaction du rapport, dans lequel il introduit une notion politique. "Les Etats-Unis doivent continuer à investir dans les nouvelles sciences, et adapter les systèmes de santé, d'apprentissage et de sécurité nationale à ces changements, pour rester leader en matière de prospérité, de qualité de vie, et de potentiel militaire."
Car si Gingrich plébiscite "la réforme décisive" de la Santé publique, de l'enseignement ou du mode d'administration gouvernemental, les auteurs du rapport n'hésitent pas, plus globalement, à évoquer l'émergence d'une "nouvelle société". En définissant de nouvelles pratiques médicales et de nouveaux modes de communication ou d'apprentissage, la science peut se placer au centre de l'organisation future de nos sociétés et tracer "de nouveaux chemins dans toutes les activités majeures, scientifiques, techniques et sociétales." De nouvelles voies, provenant de la "convergence de technologies centrées sur l'amélioration des performances humaines".
Vers le "transhumanisme"
Pour autant "l'amélioration de l'humain" ne relève pas que d'une problématique technique. Les aspects éthiques et moraux sont largement absents du rapport. Certes, il est souvent rappelé que "ces développements révolutionnaires doivent être dirigés par le respect du bien-être et de la dignité humaine", mais cela s'arrête là. Tandis que la plupart des Etats tentent, avec retard, de s'accorder sur le problématique du clonage reproductif, on comprend la complexité morale induite par les NBIC.
Potentiellement, et précisément par ce qu'il s'agit de modifier ce qui fait l'essence même de l'homme - le fonctionnement de son cerveau et ses aptitudes physiques - les problèmes éthiques sont infinis. Une réflexion en la matière est pourtant déjà conduite, par le mouvement "Transhumaniste".
Regroupés au sein de l'Association Mondial de Transhumanisme (WTA), un organisme fondé en 1998 et dirigé par Nick Bostrom, un professeur de philosophie de l'Université de Yale, en Angleterre, les "transhumanistes" sont le plus souvent des scientifiques, des sociologues ou des philosophes, "considérant qu'il est possible et souhaitable d'améliorer les capacités humaines d'un point de vue intellectuel, physique ou psychologique, tout en luttant contre le processus de vieillissement". Mais aussi, et surtout, les Transhumanistes cherchent à étudier "les possibilités et les dangers de l'utilisation de la science et de la technologie pour surpasser les limites humaines".
Télécharger le rapport complet (482 pages, Pdf 5,84 Mb)
Roco M.C., Bainbridge W.S. (2002) Converging Technologies for Improving Human Performance: Nanotechnology, Biotechnology, Information technology and cognitive science. NSF/DOC-sponsored Report. Arlington, VA: National Science Foundation, juin 2002.
Quelques références
(1) Pour une évaluation normative du programme nanotechnologique, dans Les nanotechnologies, février 2004, Annales des Mines, Coll Réalités industrielles.
(2) Nordmann A. (2004) Rapporteur du High-Level Expert Group Foresighting the New Technology Wave - Converging Technologies : Shaping the Future of European Societies: Report. Brussels: European Commission, 27 septembre 2004, disponible à http://europa.eu.int/comm/research/conferences/2004/ntw/pdf/final_report_en.pdf
(3) Bibel W, Andler D, da Costa O., Küppers G., Pearson I.D. (2004) Converging Technologies and the Natural, Social and Cultural World. Brussel: European Commission, July 26, 2004.
(4) International Dialogue on Responsible Research and Development of Nanotechnology: http://www.nanodialogues.org/international.php
Roco M. "Attachement C: Opening Comments", in: Final Report of the International Dialogue on Responsible Research and Development of Nanotechnology, Alexandria, Virginia, United States, 17-18 June 2004; pp. 39-40.
(5) Nanopouvoirs : quels usages et quels buts pour nos sociétés ? Observatoire de la génétique de Montréal, N°19, nov-dec. 2004. http://www.ircm.qc.ca/bioethique/obsgenetique/cadrages/cadr2004/c_no19_04/ci_no19_04_01.html
(6) Rapport Dupuy-Roure (2004) Les nanotechnologies : éthique et propstective industrielle
http://www.cgm.org/themes/deveco/develop/nanofinal.pdf
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/054000313/0000.pdf
(7) M. Crichton (2002) Prey, HarperCollins, trad. fr La proie, Pocket, 2004.
(8) B. Bensaude-Vincent (2004) Se libérer de la matière ? Fantasmes autour des nouvelles technologies. Éditions INRA, Sciences en questions.
Pour en savoir plus
ASTM
http://www.astm.org/
Normalisation (Afnor)
http://www.afnor.fr/prt_actu_cont.asp?Ref=3127&detailactu=1&lang=French
Comité européen de normalisation
http://www.cenorm.be/cenorm/businessdomains/businessdomains/materials/nanotechnology.asp
Conseil Général des Technologies de l'Information
http://www.cgti.org/
Swiss Re
http://www.swissre.com
National Science Foundation
http://www.nsf.gov/news/priority_areas/nano/index.jsp
Converging Technologies Bar Association
http://www.convergingtechnologies.org/default2.asp
Meridian Institute
http://www.merid.org/
ETC Group, The Big Down
http://www.etcgroup.org/documents/TheBigDown.pdf
Des ordinateurs organiques utilisant des neurones de mammifères pour traiter ou stocker de l'information ou la neuroprothétique pour vaincre les troubles du système nerveux central? Il ne s'agit pas de la trame du scénario de Terminator 4: c'est précisément au développement de technologies de ce type que pourraient aboutir les percées accomplies par des chercheurs allemands, italiens et suisses dans le cadre du projet NACHIP, financé au titre du Sixième programme-cadre (6 e PC).
Composée de Peter Fromherz, de l'Institut Max Planck de Biochimie de Munich, de Stefano Vassanelli, du département Membranes et neurophysique de l'université de Padoue et de Nikolaus Greeff, de l'Institut de Physiologie de l'université de Zurich, l'équipe en question étudie les moyens de faire communiquer des puces silicium avec des cellules nerveuses de rats. S'il est probable qu'il faille attendre des décennies avant que les ordinateurs organiques ne deviennent réalité, cette technologie pourrait cependant, à court terme, permettre de concevoir des méthodes de dépistage pour l'industrie pharmaceutique, dont on mesurera toute la pertinence à la lumière des récents événements ayant entaché un essai pharmacologique au Royaume-Uni.
"Les laboratoires pharmaceutiques pourraient utiliser la puce pour tester l'effet de médicaments sur les neurones, pour découvrir rapidement des pistes de recherche prometteuses", a déclaré le professeur Vassanelli à IST Results.
Mais pour pouvoir "entendre" ce que ces neurones "disent", il faut d'abord les connecter à des micropuces. L'équipe devait donc trouver des moyens d'abouter les neurones à des puces silicium individuelles, puis développer une interface entre les deux. Les savants se sont attaqués au problème sous deux angles: celui de la biologie et celui des semi-conducteurs. Infineon, le fabricant allemand de semi-conducteurs, a fourni des puces de pointe réunissant sur 1 mm des milliers de transistors et des centaines de condensateurs. L'équipe a dû alors réfléchir aux moyens de permettre aux cellules nerveuses d'établir des connexions avec elles.
Pour "coller" les neurones à la puce, l'équipe a employé des protéines spéciales que l'on trouve dans le cerveau. Elles ont un double usage: "Elles fournissent également le lien entre les canaux ioniques des neurones et le matériau semi-conducteur, de manière à permettre la transmission des signaux neuro-électriques à la puce silicium", a expliqué le professeur Vassanelli.
La communication dans les deux sens était dès lors possible. Les transistors de la puce enregistraient les signaux du neurone, tandis que les condensateurs lui en renvoyaient. "Pour l'heure, il nous faut encore affiner la méthode de stimulation des neurones, afin d'éviter de les endommager," a ajouté le professeur.
L'équipe envisage une solution génétique au problème de la communication entre puce et neurone. "La mémoire provient des gènes et sans eux, pas de mémoire ou de calcul. Nous entendons explorer un moyen d'utiliser les gènes pour contrôler la neuropuce", a poursuivi le professeur Vassanelli. En supposant que cela soit faisable, et les chercheurs pensent pouvoir aboutir dans les prochaines décennies, on disposerait alors d'interfaces entre le système nerveux humain et les ordinateurs. Mais dans quel but?
Avec des appareils contrôlés de cette manière, on sortirait du cadre de la prothétique pour entrer dans celui de la substitution. Des prothèses de jambe seraient sous le contrôle direct du cerveau, et sensibles. En théorie, des prothèses hautement sophistiquées pourraient permettre à un individu de sentir le sol sous ses pieds tandis qu'il marcherait. On pourrait même se cogner un simulacre d'orteil et ressentir de la douleur.
Les ordinateurs organiques pourraient induire une croissance exponentielle de la puissance de calcul. Les superordinateurs les plus sophistiqués conçus à ce jour ne sont toujours pas en mesure de rivaliser avec l'animal le plus primitif. Si le cerveau humain était comparé à un ordinateur, le nombre de calculs par seconde requis ne serait-ce que pour interpréter - rien que visuellement - le monde qui nous entoure suffit déjà à tenir en échec n'importe quelle machine, sans parler de l'interaction entre l'ordinateur et le monde extérieur.
Dans l'effort visant à concevoir des ordinateurs organiques ultra rapides et sophistiqués, l'UE démarre toutefois avec une tête d'avance. "L'Europe est très bien placée dans ce domaine de la recherche, car il s'agit essentiellement d'un secteur multidisciplinaire, et que nous avons des équipes idoines qui y travaillent. [...] L'Europe peut être très fière de ces ressources. Elles nous donnent accès à un équipement et à une expertise qu'il serait très difficile de réunir ailleurs dans le monde."
Pour tout renseignement complémentaire, consulter le site web suivant:
http://www.biochem.mpg.de/mnphys/europroject/project.html
Le 20 mars à la FIESP (Fédération des Industries de l'Etat de São Paulo) s'est tenue la conférence sur les "Conditions nécessaires pour l'établissement d'une politique de production de biocombustibles au Brésil. La responsabilité internationale du pays dans la transition de l'utilisation d'énergies fossiles vers les énergies de sources agricoles a été discutée.
Le Brésil est au centre du débat sur les nouvelles énergies susceptibles de remplacer les énergies fossiles. Il est déjà leader dans les technologies de combustibles à base d'alcool qui intéressent de plus en plus de pays. En 2008 90% des voitures de fabrication nationale devraient être équipées d'un moteur flex-fuel (à 2 ou 3 types de carburants). Dorénavant le pays s'attache à maîtriser la technologie naissante du biodiesel. La hausse du prix du pétrole et la nécessité de réduire les émissions de CO2 dans l'atmosphère font que les énergies propres à se substituer au pétrole (alcool, biodiesel, résidus agro-forestiers) deviennent un enjeu international à la fois économique et politique. Le Brésil, avec ses étendues de terres et son avance technologique dans le domaine, se doit d'exploiter cette opportunité en identifiant les technologies et les matières premières qui répondent aux exigences économiques et environnementales. Les experts s'accordent pour dire que le biodiesel semble être le substitut idéal.
L' ANP (Agence Nationale du Pétrole, du Gaz Naturel et des Biocombustibles) prévoit pour 2008, avec pour référence la consommation actuelle, que 77% de la demande en biocombustibles au Brésil sera concentrée dans les Etats du Centre, du Sud et du Sud Est, 14% dans les Etats du Nord Est, et 9% dans le Nord.
Pour en savoir plus :
- http://www.abiove.com.br
- http://www.portalunica.com.br/portalunica/
- http://www.brasilecodiesel.com.br/
- http://www.dedini.com.br/
- http://www2.petrobras.com.br/portugues/index.asp

Analystes, experts et journalistes le disent depuis plusieurs années : la RFID c’est l’avenir, le marché va exploser, les applications sont innombrables. Même si les faits ont quelque peu tardé à leur donner raison, il semble bien qu’en effet, au-delà des effets d’annonce habituels dans un secteur technologique émergent en recherche d’assise capitalistique, l’amorçage soit en cours, avec des prévisions économiques à moyen terme variables mais unaniment optimistes. Autre signe, on assiste à un déploiement d’inventivité en matière d’applications RFID qui ne peut que réjouir les adeptes de la technologie – même les artistes et les bricolos underground s’en emparent, ce qui ne peut que favoriser son acceptation malgré les craintes qu’elle suscite légitimement dans diverses couches de la société pour la sauvegarde du droit à la vie privée. Un enjeu réel qui en masque trop souvent d’autres, moins sociétaux et plus politiques : le modèle actuel de développement du petit monde RFID revient poser d’une façon particulièrement aiguë les questions de souveraineté que l’hégémonie de quelques grand acteurs en matière de logiciels et de gestion des réseaux suscite de temps à autre, lorsque d’aventure il est question d’intelligence économique.
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