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Géostratégie

Samedi 4 mars 2006 6 04 /03 /2006 13:11

L'Europe en nouveau « grand Satan »

par Gilles Kepel, Le Monde, 11 février 2006 

Les musulmans dans l'Union européenne sont décrits par les islamistes comme une communauté de fidèles menacés dans leur foi, et justifiant l'intervention salvatrice de leurs coreligionnaires à travers le monde. On est ici au coeur de la bataille d'Europe : les populations européennes d'origine musulmane seront-elles le vecteur de la démocratisation des pays d'où elles proviennent, à travers l'exemplarité de leur intégration et de leur réussite dans des sociétés libérales et pluralistes, ou se verront-elles au contraire prises en otage par ceux - Etats autoritaires du monde musulman ou mouvements islamistes - qui s'efforcent d'en faire un cheval de Troie pour déstabiliser le Vieux Continent en aiguisant des antagonismes confessionnels ? Tel est l'un des principaux enjeux politiques derrière cet embrasement.

Gilles Kepel (droits réservés)
Gilles Kepel (droits réservés)
De l'Indonésie à Djibouti, de Kaboul à Londres, l'embrasement est extrême là où les facteurs de tension étaient déjà à vif : en Palestine après la victoire du Hamas aux élections législatives, en Syrie et au Liban au moment où les pressions internationales s'accentuent sur le régime de Damas, en Iran où la question nucléaire est devenue une pomme de discorde majeure entre Téhéran et les pays occidentaux. La dégradation de la situation est ici l'aboutissement du processus mal maîtrisé de la "guerre contre la terreur" lancée par le président américain et ses alliés - qui a nourri un ressentiment antioccidental volatil auquel l'étincelle des caricatures a mis le feu.

Aux lendemains du 11-Septembre, Al-Qaida - par sa provocation spectaculaire et sanglante - avait accentué son isolement auprès des masses qu'elle voulait mobiliser. Cinq ans plus tard, en se faisant le fer de lance de la "résistance irakienne" les acolytes de Ben Laden sont parvenus, par le truchement des images satellitaires d'Al-Jazira et autres, à banaliser leur conception d'un djihad violent et légitime. Même si les chiites irakiens sont les principales victimes de la terreur, les téléspectateurs du monde arabe ont massivement perçu celle-ci comme une résistance à l'occupation étrangère.

L'incapacité des Etats-Unis à remporter la bataille des médias en ce domaine est allée de pair avec l'illusion que les chiites irakiens gagnés à la démocratie après l'élimination de Saddam Hussein seraient un facteur de libéralisation de l'Iran chiite voisin, préparant la chute du régime des mollahs. Au contraire, Téhéran a vite tiré parti de l'embourbement américain en Irak, utilisant ses propres réseaux chiites dans ce pays pour fragiliser la base d'appui du gouvernement soutenu par Washington et peser sur ce levier pour faire monter les enchères sur le dossier nucléaire.

En ce domaine, l'Europe, qui a joué un rôle majeur pour porter l'affaire devant le Conseil de sécurité de l'ONU, après l'échec de sa médiation avec l'Iran, s'est présentée aux yeux du monde comme une force morale face aux menaces planétaires provenant d'un Etat incontrôlable. Et elle s'est soudain trouvée en porte-à-faux lorsque l'affaire des caricatures l'a mise au ban des accusés : dans la presse arabe, on a présenté leur publication comme une forfaiture morale. En quoi le Vieux Continent peut-il se poser en juge ou arbitre alors qu'il insulte le Prophète, demande-t-on dans les talk-shows et les éditoriaux ?

Une telle situation représente une opportunité exceptionnelle pour Téhéran, où la violation de l'ambassade danoise est une réminiscence de la prise d'une autre ambassade, celle des Etats-Unis, à l'automne 1979. En se lançant dans la surenchère à la défense de l'islam offensé, et au leadership du monde musulman, les dirigeants iraniens mettent aussi leurs pas dans ceux de Khomeiny, qui, par la fatwa condamnant à mort Salman Rushdie le 14 février 1989, avait tenté de sauver la face de son régime, fragilisé par l'armistice qu'il avait été contraint de signer au terme de la guerre Irak-Iran.

A Damas et à Beyrouth, le saccage et l'incendie des locaux diplomatiques danois s'inscrivent dans une logique similaire : montrés du doigt après l'assassinat de Rafic Hariri, la Syrie et ses alliés locaux ne peuvent qu'encourager la populace à s'en prendre, à travers le Danemark, à l'Europe et à l'Occident, incriminés au nom des valeurs universelles de la morale et de la religion. Ils tentent de se refaire une vertu au regard de la "communauté des croyants" en vengeant l'outrage par le feu purificateur.

Le cas palestinien est plus flagrant encore : les doutes émis en Europe - principal bailleur de fonds de l'Autorité palestinienne - sur la continuité de l'aide si le Hamas ne renonçait pas à l'objectif de détruire Israël et recourait encore aux attentats-suicides se sont traduits, avec l'affaire des caricatures, par l'attaque des locaux de l'Union européenne (par-delà le seul Danemark) à Gaza. Là encore, on retrouve le même refus de se soumettre aux critères moraux et politiques déterminés par l'Europe pour la continuation de l'aide, en lui déniant le droit de juger, au prétexte de l'indignité qu'on lui impute.

On peut voir, à travers ces exemples, comment une situation profondément dégradée, où l'Irak et la Palestine symbolisent l'impuissance politique arabe, où l'Iran est entré dans une logique d'affrontement, est à la merci d'une provocation incidente qui permet à des acteurs politiques de pousser à la surenchère afin de faire prévaloir leurs intérêts particuliers.

Par-delà les manipulations dont l'affaire des caricatures est l'objet, celle-ci exacerbe aussi la question de l'islam en Europe, à travers des enjeux touchant aux grandes questions du droit - comme dans l'affaire Rushdie. On a le sentiment que le même conflit est remis sur le métier - liberté d'expression ou châtiment du blasphème. Mais les choses ont changé : la presse arabe publie ces jours-ci des tableaux statistiques qui font état de plus de 15 millions de musulmans dans l'Union européenne, un nombre bien plus élevé qu'il y a quinze ans.

Ces populations sont décrites comme une communauté de fidèles menacés dans leur foi, et justifiant l'intervention salvatrice de leurs coreligionnaires à travers le monde. On est ici au coeur de la bataille d'Europe : les populations européennes d'origine musulmane seront-elles le vecteur de la démocratisation des pays d'où elles proviennent, à travers l'exemplarité de leur intégration et de leur réussite dans des sociétés libérales et pluralistes, ou se verront-elles au contraire prises en otage par ceux - Etats autoritaires du monde musulman ou mouvements islamistes - qui s'efforcent d'en faire un cheval de Troie pour déstabiliser le Vieux Continent en aiguisant des antagonismes confessionnels ? Tel est l'un des principaux enjeux politiques derrière cet embrasement.

Les manifestations de contrition exigées du gouvernement danois sont surtout propres à exacerber, en Europe, le sentiment d'exaspération face au chantage des fanatiques et à alimenter des attitudes de rejet face aux populations d'origine musulmane. Quelques voix raisonnables, en Jordanie et en Arabie saoudite notamment, se font entendre au milieu du tumulte et de la fureur. Elles font remarquer que la dégradation de l'image de l'islam se produit à une époque où les attentats-suicides et les décapitations d'otages en direct perpétrés au nom du djihad et de l'islam en sont la principale cause. Et qu'il appartient aussi aux musulmans du monde de se débarrasser du terrorisme dans leurs rangs s'ils veulent éviter d'être caricaturés à ce prisme.

Ces voix ont du mal à se faire entendre, entre la rage des foules, les manipulations des gouvernements, la démagogie des médias. C'est à l'Europe démocratique qu'il revient, sans doute, de les encourager et de leur donner toute la place qu'elles méritent. Le retour du dialogue est à ce prix.

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Gilles Kepel est professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, chaire Moyen-Orient-Méditerranée.
 
Par Gilles Kepel, Le Monde - Publié dans : Géostratégie
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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /2006 00:00
L’islam, une parfaite stratégie de puissance ?

Des tours jumelles du World Trade Center aux Talibans d’Afghanistan en passant par les bombes humaines du Proche-Orient et d’Irak, les attentats d’Abou Simbel, d’Indonésie, de Madrid ou de Londres, partout des hommes répandent la terreur au nom d’Allah. Aux Etats-Unis, en Europe, l’amalgame est en route entre cette faction, cette fraction infinitésimale du monde musulman et l’Oumma1, opportunément instrumentalisée par quelques populistes ou par les plus grands états pour légitimer leurs visées géopolitiques. Pour peu, que des désordres sociaux soient menés par des jeunes gens d’apparente de souche musulmane; c’est encore l’Islam, qui est soumis à la question. Les musulmans qui sont montrés du doigt.

Ainsi, s’initialise un processus de haine qui pourrait conduire ses instigateurs à la victoire. En effet, les disciples de Mahomet sont affrontés à une alternative du diable: devenir des boucs émissaires, ou bien, être pris en otages par les islamistes dont le projet totalitaire passe par le chaos et la destruction. Pour désamorcer cette situation explosive et rendre justice aux simples croyants pacifiques, il est impératif de décrypter la logique de puissance mise en œuvre par les islamistes.

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source : http://www.infoguerre.com/article.php?sid=956

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Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /2006 18:19
La QDR (Quadrennial Defense Review)
La stratégie du Pentagone

La revue quadriannuelle des programmes et stratégie du Pentagone, connue comme la QDR (Quadrennial Defense Review) est rédigée par le Pentagone à la demande du Congrès pour définir la stratégie militaire à venir et les moyens d’ y parvenir.

Le document vient d’être présenté ce début février , avec un retard de plusieurs mois,pour soulever une rafale de commentaires de la part de la presse d’analystes indépendants et y compris de hauts fonctionnaires. Son élaboration a requis la formation de 4 groupes de rédaction (équipes de processus intégrés) sous lesquelles se déclinent pas moins de trois douzaines d’équipes de travail , illustration d’une lourdeur bureaucratique phénoménale aboutissant à la paralysie fonctionnelle par apoplexie. De l’avis même des co-auteurs qui s’en sont plaint anonymement, aucune décision ne se prenait par les supérieurs lors des réunions frénétiques, et si toutefois un choix était prononcé, il est invalidé moins d’une saison après, donnant la consistance d’un chaos formidable.

Les commentateurs s’attendaient à une réorientation par rapport aux programmes antérieurs pour ce 3 ème QDR (depuis 1996) entièrement concocté sous le règne de Rumsfeld, à la lumière des souhaits émis par lui dès son arrivée aux affaires.

Il était attendu un déplacement des dépenses depuis les systèmes d’armements lourds et onéreux vers des technologies plus flexibles et vers un développement de forces plus mobiles afin de faire pièce au “terrorisme international islamiste”

En effet depuis 2005 , l’establishment militaire US a placé comme priorité des priorités la lutte contre l’islam révolutionnaire.

Or , rien de tel ne s’est dessiné avec le QDR actuel .Il a manqué son objectif , mais la raison en est le caractère indécis et irrésolu qui ne fait que refléter un conflit d’intérêts.Les différents corps d’armée, les industriels de l’armement, les différents services du Pentagone et tout un réseau de lobbyistes n’allaient tout de même pas céder et se mettre en péril.

Il apparaît alors la vacuité de la politique Us, vide intersidéral ouvert depuis que la puissance étasunienne a été vue depuis l’Irak pour ce qu’elle est = limitée. Cette absence de perspective a été largement signifiée par l’un des sous-secrétaires adjoints à la Défense , Harry Ryan qui décrit l’environnement extérieur aux USA comme incertain et imprévisible.S’il prédit un engagement militaire majeur dans la prochaine décennie, il ne peut imaginer ni où ni quand.Donc au lieu d’organiser une hiérarchisation des priorités dans les menaces à affronter, la QDR a présenté un répertoire vertigineux de dangers équivallents en probabilité. Parmi eux, menaces traditionnelles de pays pairs (explicitement la Chine), actions terroristes, désastres naturels, largage d’armes de destruction massive, crises humanitaires.

Contre tout cela, QDR ne peut que recommander le développement de nouveaux avions de combat, des destroyers, sous-marins nucléaires et de nombreuses autres technologies de type conventionnel.

C’est ainsi que persiste l’orientation unipolaire des affaires étrangères étasuninnes avec en sus la désignation de régions et de pays qui se trouvent à des carrefours stratégiques .Les puissances qui ont vocation prochaine de devenir des concurrents sont la Chine , l’Inde et la Russie. C’est la perception que Pékin puisse devenir une puissance hégémonique en Asie de l’Est du Sud est et Centrale qui justifie le maintien des dépenses pour un armement conventionnel.

Le traitement de la Chine combinerait une coopération pour l’aider à acquérir un statut de puissance tout en la dissuadant de s’armer.La dissuasion s’opèrerait par son encerclement et le renforcement des liens avec le Japon, la Corée du Sud et l’Australie.

La Chine a réagi en indiquant que sa politique de défense était basée sur un développement pacifique , signalant qu’elle est dépourvue de bases militairs en dehors de ses frontières alors que les US disposent de cent bases et 100 000 soldats en Asie.L’agence de presse Xinhua a cité le général Guanghian : “le QDR n’a d’autre fonction que d’ aider l’industrie d’armement US à aller à la pêche aux profits”.

Programme irréaliste , ligoté par les nécessaires limitations budgétaires, sans vision claire de l’avenir parce que rendu aveugle au monde par un lobbying forcené. Dans cette totale opacité, demeure le noyau programmatique de lutte contre les mouvements islamiques. La prochaine zone à investir serait la corne de l’Afrique.

Les stratèges de la trempe des Wolwofitz et Perle prévoient une fois réglés les problèmes de l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak ( mais quand??) une concentration des terroristes vers ce nouveau champ de bataille où les USA n’ont aucune puissance rivale.

L’instrument de domination sera le Combined Joint Task Force - Horn of Africa (C.J.T.F.) basé à Djibouti composé de 1600 hommes dont la moitié est capable de mener des tâches civiles et des missions d’entraînement militaire en dehors des bases.

Rumsfeld a désigné le C J T F comme modèle pour le futur du Département De la Défense. (DoD)

Ne s’est-il pas encore aperçu que le rêve de contrôle du monde par ces faucons à la bannière étoilée et ensanglantée , symbole désormais irréversible de l’horreur , de l’arbitraire , de l’arrogance, de la torture s’est brisé en Mésopotamie?

la version 2006 du rapport est disponible à l'adresse suivante :

http://www.defenselink.mil/qdr/report/Report20060203.pdf

la version 2001 du rapport :

http://www.defenselink.mil/pubs/qdr2001.pdf

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Jeudi 23 mars 2006 4 23 /03 /2006 00:00

Le 16 mars dernier, la Maison Blanche a publié son document de référence en matière de sécurité nationale alors que, comme le rappelle le Président G. W. Bush dans une lettre destinée à ses compatriotes et ouvrant le rapport « America is at War ».

Avec cette nouvelle publication et sans prendre position sur les choix stratégiques de l’Administration, dont l’un des objectifs est de façonner l’environnement des Etats-Unis afin qu’il corresponde à ses intérêts, la capacité des pays anglo-saxons à proposer des documents stratégiques est à souligner.

Ces documents montrent en effet que les plans de gouvernement d’un pays ne sauraient se borner à la prochaine échéance électorale : les intérêts supérieurs d’un Etat-Nation dépassant de très loin les clivages idéologiques et les luttes de personnes.

Télécharger le rapport

Par www.whitehouse.gov - Publié dans : Géostratégie
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Jeudi 11 mai 2006 4 11 /05 /2006 00:00

U.S. Department of State, mai 2006

Ce rapport fait le bilan du terrorisme dans le monde et des actions menées par chaque pays pour le vaincre. Un rapport détaillé relate toutes les mesures prises par la France dans son engagement pour lutter contre le terrorisme.

Télécharger le rapport sur le site du Département d'Etat

Par www.state.gov - Publié dans : Géostratégie
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Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /2006 00:00

« Désormais, pour six barils consommés chaque jour, un seul est extrait et nous sommes à la veille d’un choc pétrolier sans précédent ».

Dans son nouveau livre enquête, Eric Laurent dresse un panorama inquiétant mais authentique du monde du pétrole. En sortant des sentiers battus, il explique, données à l’appui, plusieurs faits, étrangement minorés par les gouvernements occidentaux, les pétromonarchies arabes et les compagnies pétrolières.


Il retrace l’histoire du pétrole en montrant qu’il n’est pas une matière première comme les autres mais un enjeu planétaire, véritable sang des économies occidentales. De ce fait, il a toujours eu sa place dans l’Histoire, servant tour à tour de cause à une guerre, de moyen de pression ou de mode de développement.

Eric Laurent éclaire le lecteur sur les relations américano-saoudiennes sur une période de 50 ans, le grand jeu entre les Etats-Unis et l’URSS pour la main mise sur le pétrole, l’utilisation de ce vecteur pour mettre à genoux l’Union Soviétique et enfin son importance dans les décisions de l’administration Bush au sujet de l’Irak. Plus grave, l’auteur dresse un réquisitoire sévère à l’encontre des compagnies pétrolières américaines et du monde occidental en général, intoxiqué par le pétrole et qui court à sa perte. La démonstration de la désinformation concernant le montant des réserves pétrolières est tout particulièrement stupéfiante.

« La face cachée du pétrole » entraînera le lecteur du Moyen-Orient à Washington, du Caucase et de l’Asie centrale à Pékin et lui donnera les cartes pour déchiffrer l’Histoire du monde de 1950 à nos jours.

Avec comme mot de la fin, un passage d’un article de Henry Kissinger publié par le Financial Times en juin 2005 : « la demande et la compétition pour l’accès à l’énergie peuvent devenir source de vie et de mort pour beaucoup de sociétés [pays]. Quand les armes nucléaires sont disséminées entre trente ou quarante pays et que chacun agit selon ses propres calculs, avec moins d’expérience et à partir de systèmes de valeur différents, nous aurons un monde en permanence menacé de catastrophes imminentes ».

Sans conteste un livre à lire et à conseiller, qui nous donne une vision du monde stupéfiante mais réaliste.
AR
Eric Laurent (2006), « La face cachée du pétrole », Plon.

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Jean-Marc VIGNAL

iesdeve@yahoo.fr

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