Texte Libre

Quelles sont les activités principales du travail d’intelligence économique ?

L'Amiral Pierre Lacoste, Président de la FEPIE, répond à la question Sur France Culture.
(écouter l'émission en
rm).

IE - Actualités

Lundi 27 février 2006

Paris, Le 26 février 2006

Bernard CARAYON

Député du Tarn

COMMUNIQUE DE PRESSE

Objet: Projet du Fusion Suez-Gaz de France

Avec la fusion du groupe Suez et de Gaz de France, la France prend de vitesse la restructuration du marché européen de l’énergie. Cette opération garantit la sécurité énergétique de notre pays, l’intérêt des consommateurs et celui de l’Etat qui gardera une minorité de blocage. Voilà un excellent exemple de politique industrielle audacieuse mariant les intérêts publics et privés au nom d’un patriotisme économique à la fois français et européen.

 Bernard CARAYON

Député (UMP) du Tarn

Auteur du rapport au Premier ministre Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale

Par Bernard Carayon
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Lundi 27 février 2006
Le baromètre des personnalités de l'Intelligence économique : A. Juillet, B. Carayon, B. Besson, C. Harbulot


Le baroweb des personnalités de l’Intelligence économique
A. Juillet, B. Carayon, B. Besson, C. Harbulot,
les quatre noms de l’I.E. sur le web.

Paris, le 14 février 2006. Veille Magazine publie dans son numéro de février 2006, en partenariat avec Evalimage, le baroweb des personnalités de l’Intelligence économique en France.
Evalimage établit des baromètres à partir d’indicateurs qui enregistrent l’activité et le bruit produits sur le web par des noms, événements, personnalités, marques. Nous avons souhaité appliquer cette méthodologie au champ des personnalités de l’IE. Pour cette première édition, le traitement a été lancé à deux reprises à une semaine d’intervalle. Il en ressort deux photographies relativement contrastées.

Baroweb Personnalités de l’IE 23 janvier 2006

• 3 catégories peuvent être distinguées. Bernard Carayon constitue à lui seul la première catégorie. La distance qui le sépare des autres co-listiers démontre l’efficacité de la stratégie de communication du député du Tarn sur ce thème difficile, tout en soulignant la dimension politique du capital de notoriété acquis. Ce « Lance Amstrong » de l’IE file en tête avec une très confortable avance.
• La deuxième catégorie s’étend de la 2e à la 6e place et réunit des références peu contestables du domaine. Alain Juillet sans surprise tient la tête du peloton sans creuser d’écart insurmontable. Belle et presque étonnante 3e place à Bernard Besson dont le nom reste indéfectiblement lié à l’IE. Ce premier classement permet à Philippe Clerc et Christian Harbulot de se retrouver juste devant Henri Martre. Belle occasion de souligner que le rapport éponyme dépasse le phénomène d’actualité pour conserver un statut de référence constante.
•La troisième catégorie marque une rupture. Avec un score de 0,11, Éric Denécé prend la première place d’un groupe au sein duquel se retrouvent dans un « mouchoir de poche » les noms d’experts académiques (tels que Nicolas Moinet et Alice Guilhon) et de personnalités fondatrices de l’IE parmi lesquelles on peut citer Robert Guillaumot ou Bernard Esambert.

Baroweb Personnalités de l’IE 1er FÉVRIER

Même en IE, à notre grande surprise, le web bouge ! La configuration et le scénario changent. Cette nouvelle photographie révèle l’image d’une communauté IE plus homogène.
Ici nous observons un peloton de tête composé de trois champions (Bernard Carayon, Bernard Besson, Christian Harbulot) suivi de ce que l’on pourrait appeler « le label Henri Martre », groupe mené par un leader, Alain Juillet. Ensuite l’écart se creuse définitivement au point que les évolutions positives ou négatives sont peu significatives. Une remarque : le nom de Pierre Lacoste devrait connaître logiquement une remontée significative avec le lancement de la Fépie.

Méthodologie de calcul

Ce calcul de notoriété se fait à partir de listes déclarées pour le client, ici par Veille Mag.
Le classement est effectué en analysant chaque jour le nombre de pages du Web francophone qui citent le nom complet pour chacune des entrées en se basant sur les principaux moteurs de recherche francophones.
L’indice Baroweb est alors calculé en divisant le volume de citations de chaque entrée par le volume total des pages du Web Francophone adressé par les moteurs de recherche. Il est présenté en "pour 10 000" c’est-à-dire que pour un indice à valeur 1, la notoriété est de 1 page sur 10 000.)

Le classement est établi par ordre décroissant qui ne présente que les 100 premiers de la liste complète. Rappelons que ces résultats n’apportent aucune indication d’ordre qualitatif.

Pour plus d’informations

http://www.evalimage.com
http://www.evalimage.com/baroweb/index.htm
Les évolutions positives, négatives ou nulles s’affichent dans la 4e colonne des tableaux qui peuvent être téléchargés sur www.veillemag.com (formule pack web).

Deux nouveaux baromètres seront publiés :
- les moteurs de recherche d’entreprise (mars 2006)
- les sources d’information professionnelle (avril 2006)

Vos réactions et propositions sont attendues à : baroweb@veillemag.com


A propos de Veille Magazine

Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.
Veille a créé en 2005 avec succès les Rencontres ICC (Innovation, Compétitivité & Connaissances) en alliance avec ICCE. Les 2èmes Rencontres Innovation, Compétitivité & Connaissance se tiendront les 19 et 20 octobre 2006 au Palais Brongniart, Paris.
Veille Magazine décrypte chaque mois les meilleures pratiques, interroge les principaux leaders d'opinion et publie de nombreux témoignages et retours d'expériences en France et à l'International pour développer votre efficacité personnelle et rendre votre organisation plus compétitive et constitue un véritable outil d'aide à la décision et un tremplin vers une nouvelle culture de l'information : dynamique, globale, transversale.
Email : contact@veillemag.com

A propos d’Evalimage

Evalimage est un service en ligne entièrement automatisé d’étude de notoriété et de perception de marque basé sur l’analyse des contenus du Web. Centré sur la problématique de la marque, il a pour objectif d'apporter une réponse personnalisée pour appréhender l'efficacité des stratégies marketing.

Basé sur une consolidation hebdomadaire des données du Web concernant votre marque, ses univers et ses concurrents, Evalimage vous propose de suivre chaque semaine au travers d'un rapport détaillé, l'évolution de la perception de l'environnement de votre marque.
Contact : ag@evalimage.com

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01 46 65 55 37
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Source : Diffusez.com

Par Diffusez.com
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Lundi 27 février 2006

 

L’ESCEM lance une chaire consacrée à l’Intelligence Economique avec STMicroelectronics  
janvier 2006   

L’ESCEM et STMicroelectronics ont signé un accord de partenariat portant sur la création d’une Chaire d’intelligence économique. Forte de son expertise dans le domaine, notamment grâce à la création d’ATELIS (Atelier d’Intelligence Stratégique) en 2003 l’ESCEM Tours Poitiers a décidé de faire de l’intelligence économique un axe majeur de sa stratégie de développement et un élément déterminant de son positionnement sur le marché très concurrentiel des business schools européennes. Cette orientation concerne l’ensemble des missions dévolues au Groupe, formation initiale, formation continue, recherche et études.
 

Pour mettre en œuvre cette stratégie dans les meilleures conditions, l’ESCEM a choisi de s’associer à un grand partenaire national fortement impliqué dans les actions d’intelligence économique et prêt à s’engager dans le développement d’une chaire d’entreprise chargée de coordonner l’ensemble des actions entreprises par l’école dans ce domaine : ST Microelectonics va participer au financement de la chaire à hauteur de 150 000 euros.

La première chaire d’entreprises de l’ESCEM

Afin de développer les compétences en intelligence économique, aujourd’hui indispensables pour comprendre et faire progresser une organisation dans un contexte de mondialisation accrue de l’économie, l’ESCEM lance une chaire d’intelligence économique avec ST Microelectronics. Véritable centre de ressources pour l’Intelligence Economique, à la fois humaines (étudiants et professeurs) et technologique, la Chaire a pour but de développer des axes de recherche sur le sujet mais également de réaliser des études de terrain et de mettre en œuvre de projets de formation continue.

L’ESCEM apportera à STMicroelectronics un appui fort à la mise en œuvre de sa stratégie en matière d’intelligence économique :
en associant les étudiants aux travaux et projets portés par STMicroelectronics,
-  en mobilisant les chercheurs de l’école sur les thématiques plus spécifiquement tournées vers les préoccupations de STMicroelectronics.
-  en offrant aux collaborateurs de STMicroelectronics des conditions spécifiques facilitant l’accès aux actions de formation continue mises en œuvre par l’ESCEM.

En contrepartie, STMicroelectronics soutiendra financièrement l’ESCEM en versant 150 000 euros.

Pourquoi STMicroelectronics ?

STMicrolectronics, leader dans la fabrication et la vente de produits semi-conducteurs, conçoit, développe, fabrique et commercialise une large variété de circuits intégrés et composants électroniques à partir de matériaux semi-conducteurs utilisés dans une multitude d’applications. Le parrainage de la Chaire d’Intelligence Economique créée à l’ESCEM est pour la société STMicroelectronics une bonne opportunité de diversifier les moyens et les expertises qui lui sont nécessaires au développement de sa stratégie d’innovation. Il constitue par ailleurs l’occasion d’approfondir la collaboration déjà engagée avec l’ESCEM, dans le cadre du pôle de compétitivité « Sciences et Systèmes de l’Energie Electrique » piloté par ST Microelectronics en Région Centre .

La signature de la Chaire eu lieu lors des « Rencontres Intelligence Economique », organisées par Atelis, Atelier d’Intelligence Economique de l’ESCEM, la CCI de Touraine et IHEDN qui se sont déroulées, le 30 novembre 2005 à l’ESCEM. Messieurs Alain Juillet, Haut Responsable chargé de l’Intelligence Economique auprès du Premier Ministre, et Jean-Pierre Raffarin, Sénateur de la Vienne, ancien Premier Ministre, sont intervenus au cours de ces rencontres qui ont rassemblé près de 250 personnes.

Atelis a été créé en 2003 par l’ESCEM en partenariat avec la CCI de Touraine, l’ACFCI, la société Intelleco Consultants, le CRRM de l’université d’Aix Marseille, le CIGREF et M. Gérard HOFFMANN, pour permettre dans le cadre général de la mission pédagogique de l’école, la mise en œuvre d’actions de recherche, académique et appliquée, d’étude et de conseil, de formation dans le domaine de l’Intelligence Economique et Stratégique... Sous la direction de Pierre Larrat, ATELIS a notamment mis en place une procédure qualité de ses services aux entreprises et un certificat de compétences AFAV de management de l’intelligence économique par la valeur permettant de valider les savoirs et savoir faire indispensables à la conduite d’un projet IES acquis par les étudiants ou les cadres d’entreprises au cours de leur formation à l’ESCEM. 

 

janvier 2006  

Par www.mag-securs.com
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Lundi 27 février 2006

novembre 2005

La politique d'intelligence économique trop administrative

 

"La France commence, certes, à prendre conscience de l'importance de l'enjeu en développant une politique publique d'intelligence économique, mais le caractère administratif de la démarche engagée et le cadre dans lequel évolue cette politique [...], ne sont pas à la hauteur des enjeux ni des dispositifs mis en place par nos grands concurrents".
Bernard Carayon

Par Jean-Marc VIGNAL
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Lundi 27 février 2006

septembre 2005

La Competitive Intelligence (CI) sous-utilisée aux USA

 

C'est le constat général après la lecture du rapport de l'étude publiée conjointement par Leonard Fuld de Fuld & Co et Mark Greene de O'Melveny & Myers.
L'étude a été réalisée sur un échantillon de 119 entités (cabinets juridiques) et a révélé plusieurs carences au niveau de l'utilisation de la CI par ces firmes.
"They may not call it CI, but they are using CI to support business development and strategy. More than 80% of the respondents use CI in business development. Nevertheless, CI tools are inconsistently employed, and they are not widely viewed as an integral part of doing business."
L'étude est téléchargeable en PDF après avoir rempli un formulaire en ligne.

Par Leonard Fuld
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Lundi 27 février 2006

septembre 2005

« L'ère de la sécurité économique active est là. »

 

Voici l'interview d'Alain Juillet, chargé de l'intelligence économique auprès du Premier Ministre, sur 01DSI, au menu :

Y a-t-il encore des leçons à tirer de l'affaire Gemplus ?

En matière d'intelligence économique, doit-on attendre plus des initiatives privées ou de la puissance publique ?
Comment s'en sort la France en matière d'intelligence économique ?

Vous avez fait le pari de faire adhérer les PME à l'IE ?

Lire l'interview

Par 01DSI
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Jeudi 2 mars 2006

 

Les services d'Alain Juillet s'apprêtent à publier une liste des entreprises sensibles qui permettra de mieux les protéger contre d'éventuels "raiders". Cette liste est établie notamment avec les Renseignements généraux. Par ailleurs, une cellule de veille pourrait être mise en place, destinée à protéger les réseaux informatiques des entreprises privées et publiques. Selon un récent sondage, 43 % des entreprises sont maintenant persuadées que la concurrence doit aussi se faire avec l'arme de l'intelligence économique. Elles n'étaient que 17 % à le penser un an plus tôt.

6 février 06 - La Tribune. Pascal Junghans

Par La Tribune
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Vendredi 3 mars 2006

LaTribune  3 mars 2006

 

OPA : la liste des entreprises du CAC 40 surveillées par Matignon

 

La « liste rouge »

Arcelor, Suez, Danone, Société Générale, Casino, Saint-Gobain, Thomson, Carrefour, Vivendi Universal.

Ainsi qu’une dizaine d’autres entreprises extérieures au CAC 40.

 Établie depuis l’automne par les services de renseignements, une liste d’une dizaine d’entreprises du CAC 40 a été transmise à Dominique de Villepin.

Mais les groupes concernés n’ont pas toujours cru ces avertissements.

 Branle-bas de combat à Matignon.

La liste d’une dizaine de groupes du CAC 40, futures proies potentielles d’OPA étrangères, est sur le bureau du Premier ministre depuis l’automne dernier. Selon nos informations, confirmées par deux sources indépendantes, les services de renseignements et d’intelligence économique de la nation ont établi dès novembre dernier la liste des champions nationaux.Parmi eux, on trouve, en plus d’Arcelor et de Suez qui sont déjà au coeur de l’actualité, Danone, la Société Générale, Casino, Saint-Gobain. Y figureraient aussi Thomson, d’où les spéculations sur une fusion avec Alcatel, ainsi que Carrefour et Vivendi Universal. Cette liste comprendrait, de plus, une dizaine d’autres entreprises moins grandes n’appartenant pas au CAC 40. La précision des informations données et le danger clair et présent relevé par les services de renseignements expliquent sans aucun doute le regain de patriotisme économique de ces dernières semaines. Alors qu’il ne s’agissait au départ que de protéger des petites entreprises de haute technologie, type Gemplus, ce concept s’applique désormais à des groupes de grande taille menacés d’OPA étrangères. Diverses mesures ont été prises très récemment pour les défendre : outre le décret de protection des secteurs sensibles, en cours de négociation avec Bruxelles, le ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Breton, vient de faire passer au Sénat de nouveaux amendements plus protecteurs dans la loi de transposition de la directive européenne anti-OPA, pour permettre l’émission de bons de souscription d’actions.Enfin,Dominique de Villepin a demandé hier à la CDC de renforcer le poids de ses investissements en actions françaises (lire ci-dessous). A un an de l’élection présidentielle, les pouvoirs publics craignent les dégâts sociaux de ces OPA et veulent surtout préserver le maintien des centres de décision en France. Pourtant, les informations rassemblées par les services de renseignements ont d’abord été négligées.La direction du groupe Arcelor a ainsi été prévenue de l’imminence de l’offre de Mittal dès le 17 novembre. Suez a été informé du probable raid de l’italien Enel, comme il avait été prévenu à deux autres occasions des visées d’un prédateur. Pour établir cette « liste rouge » , les services sont partis d’analyses de la valeur boursière de l’entreprise, comparée à son potentiel économique, de la dilution de l’actionnariat, des difficultés de succession rencontrées, de la croissance prévisible du marché dans lequel elle évolue et d’une analyse des informations « humaines ». Selon nos informations, au moins un des dossiers rassemblait les détails précis de l’attaque, avec notamment la liste des paradis fiscaux et autres comptes off shore servant à masquer les préparatifs. Autre élément d’information, les évolutions de la législation. Ainsi, la disparition programmée de la politique agricole commune à l’horizon de 2013 aiguiserait les appétits des raiders pour les industries agroalimentaires.Tout comme la libéralisation du marché de l’énergie en Europe est à l’origine des diverses OPA de ces derniers jours. La liste établie par les services est une évaluation pour les trois prochains mois.Elle peut donc évoluer.

Pascal Junghans et Philippe Mabille

Par LaTribune 3 mars 2006
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Mardi 7 mars 2006

Le piège du patriotisme économique

La chronique d'Yves de Kerdrel
07 mars 2006, (Rubrique Opinions)
LE FIGARO
 

Il ne s'agit pas que d'une question de vocabulaire. Il ne s'agit pas non plus

seulement d'un débat strictement hexagonal. L'Espagne se demande comment elle

va empêcher l'allemand E.ON de mettre la main sur Endesa. Les Italiens n'ont pas

de leçons à donner en la matière après avoir longtemps défendu «l'italianité» de

leur système bancaire. La Grande-Bretagne a froncé les sourcils lorsqu'a été

évoquée une prise de participation du russe Gazprom dans le capital de Centrica,

propriétaire de British Gas. Quant aux Etats-Unis, ils ont montré il y a encore peu

de temps, avec Unocal, qu'ils savaient faire obstacle à une opération étrangère sur

leur territoire.

Tout ce débat revient à savoir dans quelle mesure un pays

doit défendre ses intérêts économiques, sans cependant stigmatiser les entreprises

étrangères. Surtout dans une économie devenue mondialisée, et s'agissant de la

France, dans une Union européenne qui réclame à cor et à cri la constitution de

champions industriels de taille continentale.

 Romain Gary, qui a été à la fois un grand romancier et un

patriote incontestable, a écrit que «le patriotisme, c'est l'amour des siens et le

nationalisme, c'est la haine des autres». Cette belle définition peut aisément

s'appliquer dans le domaine économique et dans le regard que l'on peut porter sur

les groupes étrangers. L'amour des siens, cela consiste à fournir à ses concitoyens

les meilleures conditions d'un accès à l'emploi. Cela consiste aussi à accroître le

potentiel de création de richesse sur le territoire national. Et il faut bien reconnaître

que certains groupes étrangers sont tout aussi capables de répondre à ces missions

que des entreprises françaises.

 L'Insee a révélé cette semaine qu'un salarié sur sept,

exception faite du secteur financier et des administrations, travaillait en France pour

une entreprise étrangère. Et l'on ne peut que se féliciter d'un tel degré d'ouverture

de l'économie française, qui nous place devant les Britanniques, les Allemands ou

les Néerlandais. On peut même regretter que, l'an passé, les investissements

étrangers en France aient reculé de 44% pour atteindre 25 milliards d'euros.

 Et cela, pour trois raisons principales. D'abord les sociétés

étrangères participent au maintien de l'emploi sur le territoire national. L'Insee ne

fournit pas les statistiques précises sur la manière dont elles ont géré leurs effectifs

sur le long terme. Mais le fait que les étrangers aient massivement investi dans le

tissu industriel constitue un indéniable soutien à l'emploi dans ce secteur secondaire

qui a été le plus frappé par les délocalisations ou les réductions d'effectifs. Et les

arbres d'Alcan ou de Hewlett-Packard ne doivent pas cacher la forêt de toutes ces

PME reprises et développées soit par des groupes internationaux, soit par des fonds

d'investissement. Ce qui explique qu'en 2004, les étrangers ont créé en France plus

de 33 000 nouveaux emplois.

Ensuite, les sociétés étrangères participent à la fois à la

richesse nationale et à l'effort de redistribution. En développant sur le territoire

français de la valeur ajoutée, notamment industrielle, elles participent à

l'accroissement du produit intérieur brut. Sans compter tous les effets induits sur

les sous-traitants, la logistique et les infrastructures. Sans compter aussi tous leurs

efforts en matière d'innovation et de recherche. Et puis évidemment en acquittant

l'impôt sur les sociétés, la taxe professionnelle ou en développant l'intéressement et

la participation, voire les actions citoyennes.

 Enfin, les groupes étrangers participent largement au

commerce extérieur. En se servant de la France comme tête de pont pour conquérir

d'autres marchés, notamment européens. Par exemple un groupe comme Siemens

contribue à hauteur de plus d'un milliard d'euros aux exportations françaises. Et

lorsque son activité transport remporte le contrat du métro d'Alger, contre Alstom,

cela peut paraître incongru de s'en réjouir, mais cela permet de faire tourner des

sites de production hexagonaux. Alors que l'activité automatismes du français

Alcatel est désormais principalement localisée à Toronto.

 C'est bien à cause de tous ces éléments positifs que les

pouvoirs publics mènent depuis plusieurs années des efforts en matière

d'attractivité du territoire. Et ce serait vraiment dommage si toute cette pédagogie

se trouvait balayée par des effets de manches ou des coups de menton visant à

protéger ici un fabricant de yaourts ou là un producteur d'acier. Des gestes

dépassés qui s'inscrivent clairement contre l'intérêt du pays. Des gestes qui, en

outre, entretiennent l'idée, dans l'inconscient collectif, que les groupes étrangers

sont forcément les grands méchants loups de la mondialisation.

http://www.lefigaro.fr/debats/20060307.FIG000000241_le_piege_du_patriotisme_economique.html

Par www.lefigaro.fr/debats/
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Mardi 7 mars 2006

Un petit reportage sur l'intelligence économique dans le JT régional,

De France 3 Poitou-Charentes :

Un exemple concret dans une PME,

avec le témoignage de Nicolas Moinet.

 

http://www.lpc.france3.fr/videojt/

puis :

Poitou-Charentes > 19/20

 

Puis : 

 Jeudi 02 mars 2006

 Se positionner à 10 minutes.

Par France 3 Poitou-Charentes
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iesde

Jean-Marc VIGNAL

iesdeve@yahoo.fr

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